Nos conseils

  • Le projet d'allaitement

    • Le dico de l'allaitement

    • Allaitement à la demande : Cela consiste à laisser bébé téter aussi souvent qu’il le souhaite, lors de chaque signe d’éveil.

      Allaitement exclusif : Bébé ne reçoit aucun autre apport alimentaire que le lait maternel, même pas de l’eau. Bébé peut tout de même prendre des gouttes ou des sirops médicamenteux si besoin et selon les recommandations d’un professionnel de santé.

      Aréole : L’aréole se situe sur le sein. Elle correspond au cercle qui se trouve autour du mamelon et qui est généralement d’une couleur plus foncée que la peau.

      Co-allaitement : C’est l’allaitement de deux enfants d’une même fratrie qui ne sont pas jumeaux.

      Colostrum : Appelé aussi « premier lait », le colostrum est le lait que bébé tète les premiers jours. D’un aspect plutôt jaune et un peu épais, ce lait est très riche ce qui est adapté aux besoins de bébé dans ses premiers jours de vie.

      Expression : Lors de l’utilisation d’un tire-lait on distingue 2 phases qui reproduisent les 2 phases physiologiques de la tétée : une phase de stimulation et une phase d’expression. Durant la seconde phase, dite d’expression, la force d’aspiration sera importante et le rythme sera lent (mouvements d’aspiration plus longs et espacés que lors de la phase de stimulation). Cela correspond au moment où le lait est extrait du sein, où dit d’une autre manière, quand le lait s’écoule du sein (on parle aussi d’éjection du lait).

      Lactarium : C’est un établissement qui collecte du lait maternel de mamans qui ont un surplus. Le don de lait est bénévole et gratuit. Le lait collecté sera ensuite traité puis redistribué à des bébés prématurés qui ne peuvent pas bénéficier du lait de leur maman. Les lactariums à usage interne prennent en charge exclusivement les dons de lait personnalisés c’est-à-dire recueillis par une mère pour son propre enfant. Les lactariums à usage externe prennent en charge à la fois les dons de lait personnalisés et les dons de lait anonymes recueillis par une mère pour un autre enfant que le sien.

      Lactation induite : C’est mettre en place une lactation sans qu’il y ait eu de grossesse préalable (ex : en cas d’adoption)

      Post-partum : Correspond à la période qui commence après l’accouchement et ce jusqu’au retour de couches (réapparition des règles).

      Relactation : Fait de reprendre l’allaitement après une période d’arrêt plus ou moins longue.

      Retour de couches : C’est la réapparition des règles après l’accouchement. Le délai varie si bébé est allaité au sein ou non et en fonction de chaque femme.

      Séance d’expression ou session d’expression : Fait de tirer son lait à l’aide d’un tire-lait.

      Sevrage : Période progressive qui correspond à l’arrêt total ou partiel de l’allaitement maternel au sein.

      Stimulation : Lors de l’utilisation d’un tire-lait on distingue 2 phases qui reproduisent les 2 phases physiologiques de la tétée : une phase de stimulation et une phase d’expression. La première phase, dite de stimulation, est assez courte (+/-2 min) et se traduit par une force d’aspiration du tire-lait faible et un rythme rapide (mouvements courts et rapprochés). Le but de cette phase est de stimuler l’arrivée du lait et de provoquer le réflexe d’éjection du lait.

      Téterelle : La téterelle est l’accessoire de forme un peu conique ressemblant à un entonnoir qui permet l’utilisation d’un tire-lait. C’est l’élément qui se positionne sur le sein et qui fait le lien avec le tire-lait. Avoir une téterelle à la bonne taille, c’est-à-dire adaptée à la taille du mamelon est indispensable pour tirer son lait de manière confortable et efficace.

      Tire-lait : C’est un appareil qui permet de recueillir par aspiration le lait présent dans les seins de maman. Le tire-lait peut être électrique ou manuel. Il est important de bien choisir son tire-lait en fonction de ses besoins (utilisation fréquente ou occasionnelle, à la maison ou au travail…).

    • Les avantages du lait maternel

    • Le lait maternel est idéal pour bébé mais allaiter est aussi utile pour maman.

      Pour bébé, le lait maternel est l’aliment naturel. Il est complet et sa composition évolue parallèlement à la croissance de bébé pour couvrir tous ses besoins sur le plan nutritionnel. Adapté à son développement, le lait maternel est très digeste. L’allaitement exclusif au sein diminue la mortalité infantile imputable aux maladies courantes de l’enfance telles que les diarrhées ou les pneumonies. Il apporte une protection contre les microbes grâce aux anticorps de maman transmis dans le lait et écarte le risque d’allergies.

      Les bébés allaités au sein ont également moins de risque d’obésité jusqu’à l’adolescence, moins de risque d'avoir des maladies diarrhéiques, moins d’infections respiratoires, moins de problèmes au niveau de la sphère ORL ou encore moins d'épisodes de reflux gastro-œsophagien.

    • Combien de temps faut-il allaiter ?

    • L’organisation mondiale de la santé (OMS) et le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommandent l’allaitement exclusif au sein jusqu’à l’âge de 6 mois.

      De six mois à deux ans, l’allaitement peut être complété par une autre alimentation. Le lait maternel étant l’alimentation idéale pour bébé, même de courte durée (quelques jours, quelques semaines ou quelques mois), l’allaitement sera bénéfique pour maman et bébé.

    • L'allaitement maternel, comment ça fonctionne ?

    • Pendant la grossesse, les seins se préparent à l’allaitement.

      A partir du 4ème mois de grossesse, la fabrication du lait commence. La progestérone est une hormone qui inhibe (bloque) la sécrétion de lait. A l’expulsion du placenta, le taux de progestérone chute ce qui permet aux deux hormones qui régulent la production de lait de jouer leurs rôles. Ces hormones sont la prolactine et l’ocytocine.

      - La prolactine est sécrétée (fabriquée) progressivement tout au long de la grossesse et agit sur la production de lait. Son taux varie et augmente en fonction des tétées.

      - L’ocytocine est l’hormone qui permet l’éjection du lait. Son taux augmente d’un coup lors de la naissance puis sa production sera stimulée par la succion du bébé.

      La production de lait va ensuite être commandée par la périodicité et l’efficacité des tétées donc en fonction des besoins du bébé.

    • Aurais-je assez de lait ?

    • La prolactine est l’hormone qui agit sur la production de lait. Cette hormone est sécrétée lors des tétées. Par conséquent, plus bébé tète, plus il y a de lait fabriqué.

      Laisser téter bébé à chaque fois qu’il le demande ou lors des signes d’éveil (mouvements des yeux, de la bouche, de la tête, agitation, mouvement des mains vers la bouche…) permettra une production de lait adaptée à ses besoins.

      L’incapacité physique ou physiologique à produire assez de lait est très rare. Généralement, le manque de lait est causé par une conduite inadaptée de l’allaitement (tétées inefficaces, peu nombreuses, mauvaise position). N’hésitez pas à demander un peu d’aide auprès de professionnels qui pourront vous aider à corriger certains problèmes et surtout faites-vous confiance !

    • Allaiter, n'est-ce pas trop fatiguant ?

    • À la suite d’une grossesse, d’un accouchement et avec un nouveau-né à la maison qui demande une attention constante, il est normal d’être fatiguée. C’est un nouveau rythme de vie, une nouvelle organisation à adopter, laissez-vous donc du temps pour vous adapter.

      Allaiter permet de ne pas avoir de préparation à faire et le lait est à la bonne température. Chaque moment avec votre bébé est unique, profitez de chaque tétée pour vous détendre et vous reposer. Pensez que vous pouvez donner la tétée allongée !

    • Allaiter, est-ce que cela fait mal ?

    • Allaiter au sein a priori ne fait pas mal.

      Cependant, certaines douleurs peuvent survenir. Elles sont la plus part du temps dues à une mauvaise position de bébé qui tète ce qui peut être corrigé.

      Allaiter en utilisant un tire-lait ne doit également pas être douloureux. Pour cela, il est essentiel de bien choisir son équipement. Un tire-lait électrique automatique permettra d’adapter les réglages en fonction de vos besoins et de votre confort.

      Il est également essentiel de choisir la taille de téterelle adaptée pour un allaitement réussi et confortable : Je mesure ma taille de téterelle.

    • Se faire aider par des pros

    • En plus de nos articles / conseils, les  professionnels de santé et associations pourront répondre à vos questions spécifiques ou vous accompagner dans votre allaitement en adaptant la stratégie qui vous convient. Vous pouvez vous adresser à une sage-femme, à un(e) consultant(e) en lactation, à un médecin formé à l’allaitement, à un service de protection maternelle et infantile (PMI) ou à une association. 

      Voici quelques liens utiles : 

      • Trouver une sage-femme : www.ordre-sages-femmes.fr > rubrique annuaire, 
      • Trouver un(e) consultant(e) en lactation : www.consultants-lactation.org > rubrique annuaire des IBCLC (= International Board Certified Lactation Consultant = Consultant en Lactation Certifié par le Conseil International)
      • Trouver un centre de PMI : www.allopmi.fr
      • Association Coordination Française pour l’Allaitement Maternel (CoFAM) : www.coordination-allaitement.org 
      • Association  La Leache League : www.lllfrance.org
      • Association Solidarilait : www.solidarilait.org 
      • Association Informations pour l’Allaitement (IPA) : www.info-allaitement.org
      • Trouvez près de chez vous des professionnels, des associations, des lieux "Allaitement bienvenu" ou encore d'autres mamans allaitantes sur le site et l’application mobile VanillaMilk : www.vanillamilk.fr
      • Votre bébé est arrivé en avance et/ou a été hospitalisé à la naissance ? SOS Préma vous accompagne par téléphone au 0800 96 60 60 ou sur www.sosprema.com

      Se faire aider par des pros

  • Le lait maternel

    • La conservation du lait maternel

    • Après le recueil du lait, s’il est destiné à être conservé, il faut veiller à ce que le biberon soit bien fermé et de manière étanche. Si le volume de lait est recueilli en plusieurs étapes, il ne faut pas verser le lait tiré qui sera tiède directement avec le lait réfrigéré. Il faut d’abord laisser refroidir le lait fraîchement exprimé avant de mélanger les laits recueillis.

      Lorsque vous avez du stock de lait, il est essentiel de toujours utiliser le lait le plus anciennement tiré en premier. Pour vous y retrouver, pensez à noter la date et l’heure auxquelles le lait a été tiré. S’il y a eu mélange, c’est la date du premier lait tiré qui doit être prise en compte.

      Au réfrigérateur, la température doit être comprise en 0°C et +4°C maximum. Il ne faut pas stocker le lait dans la porte car la température est généralement moins basse. Il ne faut pas non plus stocker le lait dans le freezer ou le compartiment à glaçons. Vérifiez que votre congélateur soit bien à -18°C. Pour congeler du lait, pensez à remplir le biberon qu’aux ¾ car le volume va augmenter en congelant.

      Recommandations du ministère de la santé : Données sur la conservation du lait maternel pour un enfant en bonne santé issues de l’association américaine des banques de lait (www.hmbana.org) qui sont aussi utilisées par l’association internationale de consultants en lactation.

      Kitett - Conservation du lait

      En situation de transport : Mettez le lait au frais dès que possible. Conservez 4 h max dans un sac isotherme (15°C).

    • Transporter le lait maternel

    • Lors du transport du lait maternel, il faut éviter toute rupture de la chaîne de froid.

      Pour cela, il est nécessaire de transporter le lait maternel dans une glacière ou un sac isotherme avec des packs réfrigérants pour une durée maximale de 4h à 15°C.

      Dès l’arrivée, le lait doit être replacé au réfrigérateur.

    • Décongeler et réchauffer le lait

    • Bébé peut boire le lait froid, à température ambiante ou chauffé. Toutefois si bébé accepte bien de boire le lait non chauffé, c’est pratique et évite des manipulations.

      Le lait congelé peut être mis à décongeler au réfrigérateur pendant la nuit précédant son utilisation. Il peut être aussi réchauffé progressivement sous le robinet d’eau chaude, dans un récipient d’eau chaude ou au bain marie. Il est important de veiller à ce que l’eau utilisée pour réchauffer le lait congelé ne touche pas le haut du récipient contenant le lait maternel.

      Pour réchauffer le lait, il ne faut pas utiliser de four à micro-ondes ou de plaque à induction car ces modes de chauffage peuvent induire des brûlures et détruisent les anticorps.

    • Odeur et aspect du lait

    • L’odeur et l’aspect du lait changent en fonction de l’alimentation de maman mais aussi en fonction d’autres facteurs tels que le moment de la journée, de la tétée, de l’âge de bébé ou encore la conservation.

      Les aliments consommés par maman peuvent contenir des colorants qui peuvent faire changer la couleur du lait. De plus, des aliments à l’odeur forte comme l’ail par exemple peuvent parfumer le lait. Pas besoin de s’en priver, généralement les bébés apprécient. Il n’y a qu’en cas d’intolérance définie de bébé que maman devra éviter certains aliments.

      La composition du lait maternel évolue dans le temps en fonction de l’âge de bébé pour s’adapter à ses besoins. Son aspect pourra alors aussi changer.

      Après conservation au frais ou congélation, le lait peut se séparer. La crème flotte sur le dessus et le reste du lait ressemble à de l’eau. Il suffit de mélanger doucement, sans remuer, le lait, avant de le donner à bébé.

      Parfois le lait peut avoir une odeur et un goût savonneux. Ce lait est sans danger pour bébé. Cela est dû au changement dans la structure des lipides (graisses). Cependant, bébé peut refuser ce lait. En essayant plusieurs fois de lui proposer, sur différents jours, il peut tout de même s’y habituer. Toutefois, avant de congeler de grandes quantités de lait, il est quand même préférable de tester avec quelques biberons. Si le refus perdure, il est possible de chauffer à 60°C le lait fraîchement exprimé, de le laisser refroidir puis de le congeler.

      Si vous respectez bien les délais et températures de stockage, le lait pour bébé sera bon. Cependant, en cas de doutes, n’hésitez pas à demander l’avis d’un professionnel de santé.

    • Le don de lait

    • Vous avez beaucoup de lait ? Vous pouvez le donner car le lait maternel est précieux.En effet, le lait maternel est l’alimentation idéale pour un nouveau-né car il répond parfaitement à ses besoins et est source de protection.

      Pour les bébés nés prématurément le lait maternel est encore plus un allié de taille car il soutient le développement du tube digestif et la défense de l’organisme contre les infections. Le don de lait maternel peut donc sauver ces petits bébés fragiles. Le don de lait est anonyme et bénévole. Pour tout renseignement, vous pouvez consulter la liste des lactariums et contacter le plus proche de chez vous.

  • L'allaitement au quotidien

    • Allaiter en public

    • Allaiter ne signifie pas devoir rester chez soi tout le temps. L’allaitement est compatible avec des sorties chez des amis ou dans des lieux publics. Rappelons dans un premier temps que la loi n’interdit pas d’allaiter en public. La loi prohibe l’exhibition sexuelle. Or ce n’est en aucun cas pas l’objet de l’allaitement maternel.

      Dans un second temps, voici quelques astuces pour une bonne organisation :

      • Porter un haut ample facile à relever
      • Mettre deux hauts : un premier haut de style débardeur assez moulant et un haut plus ample par-dessus. Cela permet d’avoir le haut du buste couvert par le haut ample et le ventre couvert par le débardeur
      • Porter un soutien-gorge d’allaitement. La face avant du bonnet est détachable par un clip pour découvrir facilement le sein
      • Utiliser une cape d’allaitement, un foulard d’allaitement, une écharpe d’allaitement ou un tablier d’allaitement
      • Utiliser une écharpe ou un châle si besoin pour ne pas avoir froid ou pour plus de discrétion en le mettant autour de soi et de bébé
      • Si bébé est porté dans une écharpe, il est possible de l’allaiter en le laissant dans l’écharpe
      • Essayer de trouver un espace calme et relativement confortable. En fonction du lieu, il est possible de demander si une pièce serait disponible (chez des amis, dans un magasin, au restaurant…)

      Chaque personne et chaque situation est différente. Allaiter en public se fera en fonction du ressenti, du lieu ou encore du contexte. La première fois peut être un peu gênante mais avec l’habitude cela paraîtra de plus en plus naturel.

    • Allaiter et travailler

    • Allaiter au travail est un droit. Voici un rappel de ce que dit la loi :

      • Article L1225-30 : « Pendant une année à compter du jour de la naissance, la salariée allaitant son enfant dispose à cet effet d'une heure par jour durant les heures de travail »
      • Article R1225-5 : « L'heure prévue à l'article L. 1225-30 dont dispose la salariée pour allaiter son enfant est répartie en deux périodes de trente minutes, l'une pendant le travail du matin, l'autre pendant l'après-midi. La période où le travail est arrêté pour l'allaitement est déterminée par accord entre la salariée et l'employeur. A défaut d'accord, cette période est placée au milieu de chaque demi-journée de travail »
      • Article L1225-31 : « La salariée peut allaiter son enfant dans l'établissement »
      • Article L1225-32 : « Tout employeur employant plus de cent salariées peut être mis en demeure d'installer dans son établissement ou à proximité des locaux dédiés à l'allaitement »
      • Article R4152-13 : Le local dédié à l'allaitement prévu à l'article L. 1225-32 est : séparé de tout local de travail, aéré et muni de fenêtres ou autres ouvrants à châssis mobiles donnant directement sur l'extérieur, pourvu d'un mode de renouvellement d'air continu, convenablement éclairé, pourvu d'eau en quantité suffisante ou à proximité d'un lavabo, pourvu de sièges convenables pour l'allaitement, tenu en état constant de propreté. Le nettoyage est quotidien et réalisé hors de la présence des enfants et maintenu à une température convenable dans les conditions hygiéniques
      • Article L1225-33 : « Un décret en Conseil d'Etat détermine, suivant l'importance et la nature des établissements, les conditions d'application de la présente sous-section ». La salariée peut donc allaiter son enfant sur son lieu de travail si le mode de garde permet que son enfant soit amené. Sinon, ça peut être maman, qui se rend à l’endroit où est gardé bébé. Dans ces cas-là, les distances ne doivent pas trop grandes
      Livret Travail et Allaitement

      Même si ce n’est pas explicitement formulé dans la loi, par extension, ce temps peut être utilisé pour tirer son lait.

      Pour tirer son lait au travail, il faut avoir un tire-lait, disposer d’un réfrigérateur pour stocker le lait et un bon équipement pour le transport à bonne température du lait.

      Anticiper la reprise en faisant quelques réserves de lait qui sera congelé avant de reprendre le travail est très pratique. Cela permet à maman d’être plus sereine, de se familiariser avec le tire-lait et de créer une sorte de « surproduction » qui pourra palier à une petite baisse de production due à ce changement d’organisation. Chaque situation est différente, accordez-vous le temps de trouver la stratégie qui vous convient.

      Vous vous posez encore des questions pour concilier allaitement et vie professionnelle ? Nous avons conçu un livret «  Travail et Allaitement » pour répondre aux questions les plus fréquences à ce sujet.
    • Maman s'absente

    • En cas d’absence de plusieurs jours, pour entretenir la lactation maman doit exprimer son lait avec un tire-lait durant les jours de séparation.

      En fonction des possibilités de conservation, le lait peut être gardé et utilisé par la suite. Si les règles de conservation ne peuvent pas être respectées, le lait devra être jeté. Si l’absence est planifiée, maman pourra anticiper et préparer des réserves afin que bébé continue de bénéficier du lait maternel pendant la séparation.

      Le lait pourra être donné de préférence (liste non exhaustive) à la tasse (tasse 360° qui permet de boire de tous les côtés, tasse à bec dur), à la seringue (sans aiguille), à la pipette, au biberon cuillère ou encore au gobelet plutôt qu’au biberon. En effet, au biberon, bébé ne tète pas de la même façon qu’au sein ce qui peut entraîner une confusion et des difficultés. Cela étant plus facile au biberon, bébé peut ensuite refuser de prendre le sein. On parle alors de confusion sein-tétine.

    • Arrêt / Reprise de l'allaitement

    • L’arrêt de l’allaitement se fait de manière progressive pendant une période appelée le sevrage.

      L’arrêt peut être total ou partiel.

      • Avant les 6 mois de bébé, l’arrêt total ou partiel de l’allaitement va être compensé par des préparations infantiles adaptées à l’âge de bébé
      • Quand bébé a plus de 6 mois, l’arrêt de l’allaitement peut être compensé par des préparations infantiles adaptées à l’âge de bébé mais aussi par l’introduction de nouveaux aliments

      Le sevrage se fait quand maman le décide en fonction de son ressenti, de ses besoins et de ceux de bébé. Cela peut prendre plus ou moins de temps. Pour que cela se passe en douceur, il est généralement conseillé de supprimer une tétée tous les 3 jours jusqu’à supprimer l’ensemble des tétées ou jusqu’à conserver uniquement la tétée du matin et celle du soir. Si possible, il est préférable d’éviter de supprimer 2 tétées consécutives, afin de réduire le risque d’engorgement.

      Concernant la prise du biberon, certains bébés l’accepteront de suite et d’autres prendront un peu plus leur temps. Si bébé ne veut pas prendre le biberon ou qu’il a des difficultés, sachez qu’il existe d’autres récipients pour faire boire du lait à bébé comme la tasse (tasse 360° qui permet de boire de tous les côtés, tasse à bec dur), la seringue (sans aiguille), la pipette, le biberon cuillère ou encore le gobelet. N’hésitez pas à en essayer plusieurs et à demander des conseils sur leur utilisation.

      Reprendre l’allaitement :

      Si le sevrage a été involontaire, s’il est regretté ou si finalement il y a une volonté d’allaiter, il est possible de reprendre l’allaitement, en remettant souvent bébé au sein, ou de lancer la lactation. On parle alors de relactation ou de lactation induite.

      La reprise dépendra notamment du temps d’arrêt, de l’âge de bébé, de sa volonté à téter, de l’intervalle sans téter, du mode d’alimentation pendant cet intervalle et du soutien de l’entourage. C’est pourquoi il est préférable de faire appel à un professionnel de santé qui pourra donner les bons conseils adaptés à chaque situation.

    • Douleurs lors de la tétée : que faire et prévention

    • Au cours de l’allaitement maternel, certaines douleurs peuvent survenir. Elles sont majoritairement dues à une conduite inadaptée de l’allaitement comme par exemple pour les crevasses une mauvaise position pour la mise au sein. Voici quelques explications et conseils face aux douleurs les plus fréquentes.

      La mastite : c’est une inflammation du sein qui peut évoluer vers un abcès. Le sein est généralement rouge, douloureux et chaud. Cela peut être accompagné de fièvre et de courbatures (ressemblance avec les symptômes grippaux). Pour les cas les plus importants, la peau peut prendre un aspect de cellulite et peau d’orange. Même si cela peut paraître difficile, la poursuite de l’allaitement va permettre de soulager la mastite en favorisant si possible le sein atteint. Si la tétée est trop douloureuse, du lait peut-être exprimé manuellement ou avec un tire-lait. Le repos est également une part importante de la guérison d’une mastite. Si maman le peut, rester allongée pendant quelques jours limitera aussi le risque de récidives.

      Douleurs lors de la tétée

      Les crevasses : elles correspondent à une irritation des mamelons qui entraîne des gerçures ou des petites coupures. Les crevasses sont généralement causées par une mauvaise position de bébé au sein mais peuvent provenir aussi d’un problème de succion de bébé. C’est avant tout cela qu’il faudra vérifier et corriger (voir l’article conseil sur les positions). Le frein de langue de bébé doit aussi idéalement être vérifié en début d’allaitement. Pour protéger ses mamelons et ses aréoles, maman peut en appliquer un peu de lait en fin de tété. L’application de crème à base de lanoline pure soulage et favorise aussi la cicatrisation. Cette crème peut être utilisée en prévention pour hydrater la peau.

      En cas de doute ou de persistance des douleurs, consultez un professionnel de santé.

      Un engorgement : cela correspond à une quantité trop importante de lait dans les seins. Les seins sont douloureux, gonflés, tendus avec rougeurs. Une légère fièvre peut aussi se manifester. L’engorgement est principalement dû au fait que bébé ne tète pas assez de lait soit parce que ses tétées ne sont pas efficaces soit car le nombre de tétées est insuffisant (voir l’article conseil sur le déroulement des premières tétées). Pour traiter l’engorgement, il faut permettre l’écoulement du lait. Cela peut être fait par une expression manuelle ou à l’aide d’un tire-lait si bébé ne tète pas de manière efficace. L’expression de lait doit être suivie d’une tétée par bébé quand cela est possible.

      L’application de froid entre les tétées (compresse ou coussin thermiques) permettra de soulager la douleur. Evitez également de compresser la poitrine (vêtements ou soutien-gorge trop serré, porte bébé…).

      La candidose mammaire (mycose du sein) : provient d’un champignon naturellement présent dans nos muqueuses mais qui prolifère de manière anormale. Cela entraîne des douleurs semblables à des brûlures. La douleur est présente tout au long de la tétée et perdure entre les tétées. Le mamelon et l’aréole peuvent aussi être irrités et sources de démangeaisons. Certains facteurs (liste non exhaustive) comme, l’existence d’une autre zone touchées par la candidose (souvent vaginale), la création d’espaces de macérations (espaces chauds et humides parfois créés par le port de coussinets d’allaitement), la prise d’antibiotiques, la surinfection d’une crevasse, la baisse des défenses immunitaires (fatigue, stress…), le diabète, un excès ou manque d’hygiène favorisent la candidose. Pour la traiter, un traitement local (application d’une crème) ou général (prise de cachets) sera prescrit. Dans la plus part des cas, le traitement concernera à la fois maman et bébé afin d’éviter toute retransmission de l’un à l’autre.

      Vasospasme : c’est une contraction des vaisseaux sanguins au niveau du mamelon. Généralement, le mamelon devient d’abord blanc ou parfois violacé avant de devenir rouge ce qui est synonyme du retour de la bonne circulation du sang. Ces changements de couleurs sont accompagnés de picotements, d’engourdissement ou de brûlures. Cela s’apparente aux symptômes de la maladie de Raynaud qui touche généralement les pieds et les mains. Cela est déclenché par le froid qu’il faudra essayer de ne pas trop exposer les mamelons. Garder l’ensemble du corps chaud réduit le risque d’apparition de vasospasme. L’application de chaud peut soulager. Si un soulagement plus profond est un nécessaire pour la bonne poursuite de l’allaitement un traitement médicamenteux peut-être prescrit.

      A noter qu’il ne faut pas confondre avec une mauvaise position de bébé au sein qui comprime trop le mamelon et empêche donc la bonne circulation du sang.

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