Nos conseils

  • Mon dico de l'allaitement

  • Allaitement à la demande : Cela consiste à laisser bébé téter aussi souvent qu’il le souhaite, lors de chaque signe d’éveil.

    Allaitement exclusif : Bébé ne reçoit aucun autre apport alimentaire que le lait maternel, même pas de l’eau. Bébé peut tout de même prendre des gouttes ou des sirops médicamenteux si besoin et selon les recommandations d’un professionnel de santé.

    Aréole : L’aréole se situe sur le sein. Elle correspond au cercle qui se trouve autour du mamelon et qui est généralement d’une couleur plus foncée que la peau.

    Co-allaitement : C’est l’allaitement de deux enfants d’une même fratrie qui ne sont pas jumeaux.

    Colostrum : Appelé aussi « premier lait », le colostrum est le lait que bébé tète les premiers jours. D’un aspect plutôt jaune et un peu épais, ce lait est très riche ce qui est adapté aux besoins de bébé dans ses premiers jours de vie.

    Expression : Lors de l’utilisation d’un tire-lait on distingue 2 phases qui reproduisent les 2 phases physiologiques de la tétée : une phase de stimulation et une phase d’expression. Durant la seconde phase, dite d’expression, la force d’aspiration sera importante et le rythme sera lent (mouvements d’aspiration plus longs et espacés que lors de la phase de stimulation). Cela correspond au moment où le lait est extrait du sein, où dit d’une autre manière, quand le lait s’écoule du sein (on parle aussi d’éjection du lait).

    Lactarium : C’est un établissement qui collecte du lait maternel de mamans qui ont un surplus. Le don de lait est bénévole et gratuit. Le lait collecté sera ensuite traité puis redistribué à des bébés prématurés qui ne peuvent pas bénéficier du lait de leur maman. Les lactariums à usage interne prennent en charge exclusivement les dons de lait personnalisés c’est-à-dire recueillis par une mère pour son propre enfant. Les lactariums à usage externe prennent en charge à la fois les dons de lait personnalisés et les dons de lait anonymes recueillis par une mère pour un autre enfant que le sien.

    Lactation induite : C’est mettre en place une lactation sans qu’il y ait eu de grossesse préalable (ex : en cas d’adoption)

    Méconium : Le méconium est une matière molle noire ou vert foncé accumulée dans les intestins du fœtus des mammifères durant sa gestation et constitue les premières selles du nouveau-né. Cet excrément est évacué dans les jours qui suivent la naissance.

    Montée de lait : : Il s’agit d’un processus physiologique qui fait suite à l’arrivée du colostrum. Il provient après l’expulsion du placenta et lors de la chute d’hormones. Pendant cette montée de lait, les seins se gorgent de lait, sont gonflés, chauds et tendus, cela peut être plus ou moins douloureux selon les femmes.

    Post-partum : Correspond à la période qui commence après l’accouchement et ce jusqu’au retour de couches (réapparition des règles).

    Relactation : Fait de reprendre l’allaitement après une période d’arrêt plus ou moins longue.

    Retour de couches : C’est la réapparition des règles après l’accouchement. Le délai varie si bébé est allaité au sein ou non et en fonction de chaque femme.

    Séance d’expression ou session d’expression : Fait de tirer son lait à l’aide d’un tire-lait.

    Sevrage : Période progressive qui correspond à l’arrêt total ou partiel de l’allaitement maternel au sein.

    Stimulation : Lors de l’utilisation d’un tire-lait on distingue 2 phases qui reproduisent les 2 phases physiologiques de la tétée : une phase de stimulation et une phase d’expression. La première phase, dite de stimulation, est assez courte (+/-2 min) et se traduit par une force d’aspiration du tire-lait faible et un rythme rapide (mouvements courts et rapprochés). Le but de cette phase est de stimuler l’arrivée du lait et de provoquer le réflexe d’éjection du lait.

    Téterelle : La téterelle est l’accessoire de forme un peu conique ressemblant à un entonnoir qui permet l’utilisation d’un tire-lait. C’est l’élément qui se positionne sur le sein et qui fait le lien avec le tire-lait. Avoir une téterelle à la bonne taille, c’est-à-dire adaptée à la taille du mamelon est indispensable pour tirer son lait de manière confortable et efficace.

    Tire-allaitement : Fait de nourrir bébé avec le lait maternel exprimé manuellement, avec un tire-lait ou un recueil lait, et ensuite donné au biberon.

    Tire-lait : C’est un appareil qui permet de recueillir par aspiration le lait présent dans les seins de maman. Le tire-lait peut être électrique ou manuel. Il est important de bien choisir son tire-lait en fonction de ses besoins (utilisation fréquente ou occasionnelle, à la maison ou au travail…).

  • Préparer son projet d'allaitement

    • L'allaitement maternel, comment ça fonctionne ?

    • Pendant la grossesse, les seins se préparent à l’allaitement.

      A partir du 4ème mois de grossesse, la fabrication du lait commence. La progestérone est une hormone qui inhibe (bloque) la sécrétion de lait. A l’expulsion du placenta, le taux de progestérone chute ce qui permet aux deux hormones qui régulent la production de lait de jouer leurs rôles. Ces hormones sont la prolactine et l’ocytocine.

      - La prolactine est sécrétée (fabriquée) progressivement tout au long de la grossesse et agit sur la production de lait. Son taux varie et augmente en fonction des tétées.

      - L’ocytocine est l’hormone qui permet l’éjection du lait. Son taux augmente d’un coup lors de la naissance puis sa production sera stimulée par la succion du bébé.

      La production de lait va ensuite être commandée par la périodicité et l’efficacité des tétées donc en fonction des besoins du bébé.

    • Comment être prête le jour J ?

    • Après 8 mois d’attente, dans quelques jours, c’est LA rencontre avec votre bébé !
      Appréhension, impatience, libération ? Vos sentiments se mélangent et c’est bien normal. L’événement que vous vous apprêtez à vivre va chambouler votre vie, alors voici quelques conseils pour bien préparer cette arrivée.

      • 1/ Les cours de préparation à l’accouchement : Il existe un certain nombre de techniques qui apaiseront, soulageront, prépareront le corps et l’esprit pour cette date tant attendue. Encore faut-il trouver la bonne méthode pour soi ! Les sages-femmes vous aideront à comprendre les objectifs de chaque technique et vous guideront vers celle qui vous correspondra le mieux. De la sophrologie à l’haptonomie en passant par la méditation, le yoga ou la piscine, il y en a pour tous les goûts.
      • 2/ Le saviez-vous ? : Concernant votre accouchement, vous pouvez écrire un projet de naissance. Quelques jours avant votre terme, dans un moment serein et apaisé, l’idée est de coucher sur un papier vos souhaits, vos envies pour vivre au mieux ce moment.En ayant les idées claires, vous penserez à tout ce qui pourrait vous faire du bien le jour J. N’hésitez pas à partager ce document avec votre conjoint (e).
        Voici quelques exemples :
        - Souhaitez-vous accoucher dans une position en particulier ?
        - Avez-vous envie d’accoucher sans péridurale ?
        - Allaitement : quel est votre avis sur le sujet ? Désirez-vous que votre bébé soit mis au sein dès la naissance ? Vous ne souhaitez pas allaiter, écrivez-le.
        - La musique vous aiderait-elle à vous apaiser ? Vous concentrer ? Préparez une playlist de vos morceaux préférés ! Parlez-en à votre sage-femme ou à la maternité dans laquelle vous accoucherez, ils vous guideront sur ce qu’il est possible de faire ou non. Bien sûr le projet de naissance est un idéal qui pourra être modifié en fonction des événements à venir propre à votre situation.
      • 3/ Bien préparer sa valise pour la maternité : Votre sage-femme vous transmettra une liste de vêtements et accessoires à emporter mais voici des petites choses en plus auxquelles nous avons pensé pour vous aider à passer un séjour agréable à la maternité :
        - Un foulard pour allaiter en toute tranquillité si vous souhaitez créer votre bulle/cocon avec votre bébé
        - Un tube de crème lanoline pour soulager et hydrater vos seins
        - Des coussinets en cas de fuites de lait
        - Une petite lampe type baladeuse pour les réveils nocturnes
        - De la nourriture et boisson « réconfort » (chocolat, bonbons, gâteaux, jus de fruit)
        - Un carnet pour noter vos impressions, des choses à ne pas oublier, les heures des tétées
        - Des écouteurs pour profiter de vos musiques, podcasts, radios préférés sans déranger bébé
        - Des tenues confortables
        - Mais aussi une jolie tenue, des bijoux, du maquillage pour les visites !

        Gardez en tête que chaque accouchement est différent mais bien se préparer vous permettra d’être plus sereine le jour J. Des sites comme Vanilla Milk vous propose des conseils et des produits adaptés. Entourez-vous également de sages-femmes, consultantes en allaitement, PMI pour vous aider pendant les premières semaines.
    • Quels sont les avantages du lait maternel ?

    • Le lait maternel est idéal pour bébé mais allaiter est aussi utile pour maman.

      Pour bébé, le lait maternel est l’aliment naturel. Il est complet et sa composition évolue parallèlement à la croissance de bébé pour couvrir tous ses besoins sur le plan nutritionnel. Adapté à son développement, le lait maternel est très digeste. L’allaitement exclusif au sein diminue la mortalité infantile imputable aux maladies courantes de l’enfance telles que les diarrhées ou les pneumonies. Il apporte une protection contre les microbes grâce aux anticorps de maman transmis dans le lait et écarte le risque d’allergies.

      Les bébés allaités au sein ont également moins de risque d’obésité jusqu’à l’adolescence, moins de risque d'avoir des maladies diarrhéiques, moins d’infections respiratoires, moins de problèmes au niveau de la sphère ORL ou encore moins d'épisodes de reflux gastro-œsophagien.

      Les bébés allaités au sein ont également moins de risque d’obésité jusqu’à l’adolescence, moins de risque d'avoir des maladies diarrhéiques, moins d’infections respiratoires, moins de problèmes au niveau de la sphère ORL ou encore moins d'épisodes de reflux gastro-œsophagien.

    • Aurais-je assez de lait ?

    • La prolactine est l’hormone qui agit sur la production de lait. Cette hormone est sécrétée lors des tétées. Par conséquent, plus bébé tète, plus il y a de lait fabriqué.

      Laisser téter bébé à chaque fois qu’il le demande ou lors des signes d’éveil (mouvements des yeux, de la bouche, de la tête, agitation, mouvement des mains vers la bouche…) permettra une production de lait adaptée à ses besoins.

      L’incapacité physique ou physiologique à produire assez de lait est très rare. Généralement, le manque de lait est causé par une conduite inadaptée de l’allaitement (tétées inefficaces, peu nombreuses, mauvaise position). N’hésitez pas à demander un peu d’aide auprès de professionnels qui pourront vous aider à corriger certains problèmes et surtout faites-vous confiance !

    • Allaiter, n'est-ce pas trop fatiguant ?

    • À la suite d’une grossesse, d’un accouchement et avec un nouveau-né à la maison qui demande une attention constante, il est normal d’être fatiguée. C’est un nouveau rythme de vie, une nouvelle organisation à adopter, laissez-vous donc du temps pour vous adapter.

      Allaiter permet de ne pas avoir de préparation à faire et le lait est à la bonne température. Chaque moment avec votre bébé est unique, profitez de chaque tétée pour vous détendre et vous reposer. Pensez que vous pouvez donner la tétée allongée !

    • Allaiter, est-ce que cela fait mal ?

    • Allaiter au sein a priori ne fait pas mal.

      Cependant, certaines douleurs peuvent survenir. Elles sont la plus part du temps dues à une mauvaise position de bébé qui tète ce qui peut être corrigé.

      Allaiter en utilisant un tire-lait ne doit également pas être douloureux. Pour cela, il est essentiel de bien choisir son équipement. Un tire-lait électrique automatique permettra d’adapter les réglages en fonction de vos besoins et de votre confort.

      Il est également essentiel de choisir la taille de téterelle adaptée pour un allaitement réussi et confortable : Je mesure ma taille de téterelle.

    • Combien de temps faut-il allaiter ?

    • L’organisation mondiale de la santé (OMS) et le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommandent l’allaitement exclusif au sein jusqu’à l’âge de 6 mois.

      De six mois à deux ans, l’allaitement peut être complété par une autre alimentation. Le lait maternel étant l’alimentation idéale pour bébé, même de courte durée (quelques jours, quelques semaines ou quelques mois), l’allaitement sera bénéfique pour maman et bébé.

  • Les premiers jours de l'allaitement

    • Premières tétées

    • Quel que soit l’accouchement que vous avez vécu, les premières tétées sont une étape importante dans l’aventure dans laquelle vous vous êtes lancée : l’allaitement. Ces premiers moments avec votre bébé sont uniques et passeront très vite alors plus vous serez informée mieux vous les vivrez.

      1/L’allaitement, tout connaître sur ces premières tétées

      • L'instinct : D’abord sachez que votre bébé aura un mouvement instinctif vers votre sein. En peau à peau, votre odeur et celui du lait, l’inciteront à ramper vers votre sein pour téter. N’hésitez donc pas à vous masser le mamelon pour faire sortir quelques gouttes de colostrum et l’enduire de ce liquide afin d’attirer votre bébé.
      • Le colostrum : Il est aussi appelé « premier lait ». Et c’est ce que bébé tète les premiers jours. D’un aspect plutôt jaune et un peu épais, il très riche et adapté aux besoins de bébé dans ses premiers jours de vie. Il est donc important de le donner à votre nourrisson directement par une tétée ou en s’aidant d’un tire-lait. La quantité de colostrum est très faible mais par la suite son volume augmente en fonction des besoins de votre bébé. Il bénéficie de nombreux avantages pour la croissance de votre enfant :- Rôle anti-infectieux - Facilite la croissance des organes et en particulier du tube digestif - Facilite le transit et évacue le méconium - Riche en sels minéraux
      • Des conditions optimales : Essayez d’être au calme, il s’agit d’un premier moment d’échange privilégié avec votre bébé. Mettez toutes les chances de votre côté pour garder un merveilleux souvenir de ce contact. Appuyez-vous sur le personnel hospitalier qui sera présent pour vous guider et vous aider.
      • La durée : La première tétée est assez courte, comptez 5 à 10 minutes. La quantité ingurgitée est plutôt faible. Veillez à ce que votre bébé se nourrisse correctement en vérifiant sa déglutition. Certains bébés sont des coquins, ils se servent du téton comme tétine qu’ils mâchouillent, ce qui peut entraîner l’endormissement. N’hésitez pas à le solliciter en lui caressant la joue.

      2/L’allaitement se met en place

      • La montée de lait : Dans un deuxième temps, vient la montée de lait : il s’agit d’un processus physiologique qui fait suite à l’arrivée du colostrum. Il provient après l’expulsion du placenta et lors de la chute d’hormones. Pendant cette montée de lait, les seins se gorgent de lait, ils sont gonflés, chauds et tendus, cela peut être plus ou moins douloureux selon les femmes.
      • Quelques tips pour vous soulager : Des remèdes permettent de soulager vos seins pendant cette montée de lait. Vous pouvez appliquer des feuilles de choux vert fraiches sur les seins mais également un sac de petits pois congelés ou un sachet réfrigérant peuvent faire l’affaire. Ou encore sous la douche, masser vos seins sous un jet d’eau chaude. Là aussi n’hésitez pas à utiliser un tire-lait, cela aidera à les désengorger.
      • Quantité, durée... : Votre bébé peut téter entre 8 à 12 fois par 24h. Mais attention, il s’agit là d’une moyenne, chaque femme est différente. Nous n’avons pas la même glande mammaire qui fabrique le lait. Certaines sont petites, le bébé va donc téter plus souvent et d’autres plus grosses pourront allaiter plus longtemps. L’essentiel étant de trouver son rythme. Les premières tétées peuvent durer de 10 à 15 minutes en moyenne.

      3/Quelques tips pour bien vivre les premiers jours de l'allaitement

      Il est important de prendre confiance en soi pendant cette période de découverte de son bébé et de sa propre maternité. Reposez-vous autant que possible ! Concernant les tâches domestiques n’hésitez pas à demander de l’aide à votre entourage (conjoint(e), famille, ami(e)s) pour ne pas accumuler trop de fatigue. Testez différentes positions d’allaitement pour trouver celle(s) vous offrant le plus grand confort. Chouchoutez-vous, prenez le temps d’explorer ce nouveau statut de maman, donnez-vous du temps. Détendez-vous ! C’est peut-être l’occasion de tester le yoga ou la méditation. Cet allaitement est un temps privilégié avec votre bébé alors profitez.

  • L'allaitement au quotidien

    • Allaiter en public

    • Allaiter ne signifie pas devoir rester chez soi tout le temps. L’allaitement est compatible avec des sorties chez des amis ou dans des lieux publics. Rappelons dans un premier temps que la loi n’interdit pas d’allaiter en public. La loi prohibe l’exhibition sexuelle. Or ce n’est en aucun cas pas l’objet de l’allaitement maternel.

      Dans un second temps, voici quelques astuces pour une bonne organisation :

      • Porter un haut ample facile à relever
      • Mettre deux hauts : un premier haut de style débardeur assez moulant et un haut plus ample par-dessus. Cela permet d’avoir le haut du buste couvert par le haut ample et le ventre couvert par le débardeur
      • Porter un soutien-gorge d’allaitement. La face avant du bonnet est détachable par un clip pour découvrir facilement le sein
      • Utiliser une cape d’allaitement, un foulard d’allaitement, une écharpe d’allaitement ou un tablier d’allaitement
      • Utiliser une écharpe ou un châle si besoin pour ne pas avoir froid ou pour plus de discrétion en le mettant autour de soi et de bébé
      • Si bébé est porté dans une écharpe, il est possible de l’allaiter en le laissant dans l’écharpe
      • Essayer de trouver un espace calme et relativement confortable. En fonction du lieu, il est possible de demander si une pièce serait disponible (chez des amis, dans un magasin, au restaurant…)

      Chaque personne et chaque situation est différente. Allaiter en public se fera en fonction du ressenti, du lieu ou encore du contexte. La première fois peut être un peu gênante mais avec l’habitude cela paraîtra de plus en plus naturel.

    • Allaiter en vacances

    • Les beaux jours sont enfin arrivés, et avec eux l’envie de s’évader et de découvrir de nouveaux paysages avec bébé ? Seulement voilà, quand on allaite on peut être amenée à se poser beaucoup de questions sur la façon d’organiser ces prochaines vacances : comment allaiter, à quel moment, faut-il prévoir du matériel spécial etc… Nous vous livrons ici quelques informations pour préparer sereinement cette excursion à venir, et nous vous souhaitons de belles vacances !

      1/Allaitement au sein en vacances, c’est si pratique…

      • Allaiter au sein et partir en vacances, quelle belle combinaison ! : Vous pourrez en effet nourrir bébé en toute liberté, puisque bébé n’a besoin que de vous (et de vos seins) : pas de biberons à prévoir, ni de lait à emporter, et aucun risque d’être en panne de nourriture. Non seulement bébé pourra être nourri à sa faim quand il le souhaite et où que vous soyez, et il bénéficiera également d’un sentiment de sécurité et d’apaisement logé dans vos bras.
      • Vous envisagez de prendre des transports en commun (avion, train…) ? : Le nouveau décor ainsi que les nouveaux bruits peuvent effrayer bébé, donnez-lui le sein pour l’apaiser très rapidement. Dans le cas d’un voyage en avion, nous vous partageons le conseil simple et efficace relaté par de nombreuses mamans : faire téter bébé au moment du décollage et de l’atterrissage. La tétée provoquera une déglutition, et évitera ainsi le phénomène de compression dû à l’altitude responsable du fameux mal aux oreilles !
      • L’allaitement en public vous gêne un petit peu où les coutumes locales ne permettent pas un allaitement en public (malheureusement cela existe ☹) ? Bien entendu cherchez un endroit discret, et si cela s’avère être compliqué, pensez à vous équiper en conséquence avec des produits malins : un petit haut facile à dégrafer pour allaiter bébé, l’utilisation d’une écharpe de portage ou d’une cape d’allaitement pour créer un cocon autour de vous et bébé… Vous n’avez pas cela dans les placards, pourquoi ne pas utilisez un grand lange ou un foulard ? Beaucoup de mamans l’utilisent noué au cou ou accroché à la bretelle du soutien gorges, et on adore l’idée !

      2/Tire-allaitement en vacances, on se prépare…

      Vous êtes tire-allaitantes, et souhaitez partir quelques jours en vacances ? : Pas de souci, il existe aujourd’hui de nombreux articles pratiques pour allaiter même en vadrouille. A la différence de la vie quotidienne, où les rythmes de tirages du lait sont assez réguliers, les vacances peuvent vite bousculer les habitudes : nombre de tirages réduit, durée entre 2 tirages fortement augmentée… A la clé, vous pouvez être amenée à ressentir un inconfort au niveau des seins et à voir votre quantité de lait diminuer. Nous vous conseillons ainsi de maintenir autant que possible le rythme de tirages auquel vous êtes habituée. Pour cela, équipez-vous d’un tire-lait petit et nomade que vous pourrez emmener et utiliser partout. N’oubliez pas également des contenants pour stocker votre lait, ainsi qu’une solution de transport réfrigérée de votre lait pour assurer sa bonne conservation.

      3/Partir dans un pays obligeant une vaccination contre-indiquée à l’allaitement, on s’organise et on prend patience tout en maintenant sa lactation…

      Heureusement, les vaccins couramment administrés ne présentent aucune contradiction à l’allaitement. En revanche, de rares vaccins, comme celui contre la fièvre jaune peuvent être déconseillés. Si vous êtes amenée à partir dans un pays obligeant ces types de vaccin, n’hésitez pas à prendre conseils auprès de votre professionnel de santé. Sachez que dans le cas d’un arrêt temporaire de l’allaitement maternel, il existe des solutions pour maintenir sa lactation en attendant de pouvoir redonner votre lait à bébé. Nous vous livrons ici quelques conseils. Le point essentiel va consister à maintenir autant que possible le rythme de tirages auquel vous êtes habituée, cela vous permettra non seulement de ne pas créer d’inconfort au niveau de vos seins (engorgements par exemple), mais aussi de maintenir votre production de lait. Vous pouvez par exemple exprimer votre lait manuellement avec des massages ou utiliser un tire-lait qui vous permettra d’exprimer votre lait plus rapidement, manuel ou électrique à vous de choisir. Pensez à sélectionner un modèle petit et nomade (fonctionnement manuel, sur piles ou sur batterie) pour vous permettre un usage facile quel que soit le lieu où vous êtes. Enfin n’oubliez pas les coussinets d’allaitement qui peuvent s’avérer très utiles face aux fuites de lait.

      Mais au fait, comment vais-je allaiter bébé pendant cet arrêt ? La question est simple, mais le défi est de taille ! Vous n’allez en effet pas pouvoir donner votre lait pendant plusieurs jours post-vaccination, cela implique ainsi d’avoir constitué au préalable un stock de lait suffisant pour répondre aux besoins de bébé pendant la durée de l’arrêt de l’allaitement. Afin de ne pas générer de stress, commencez à constituer ce stock doucement, mais plusieurs semaines avant la date de vaccination. Nous vous recommandons vivement l’utilisation d’un tire-lait électrique, qui vous permettra de tirer rapidement et sans fatigue votre lait. Pour la conservation du lait, pensez à le congeler en petites quantités de façon à vous offrir plus de flexibilité lors de l’utilisation, et surtout sans risque de le jeter. Les mamans utilisent différentes méthodes, que ce soit dans des récipients de collecte, des sachets de conservation ou encore des bacs à glaçon, à vous de choisir la méthode qui vous convient le mieux.

    • Allaiter et travailler

    • Allaiter au travail est un droit. Voici un rappel de ce que dit la loi :

      • Article L1225-30 : « Pendant une année à compter du jour de la naissance, la salariée allaitant son enfant dispose à cet effet d'une heure par jour durant les heures de travail »
      • Article R1225-5 : « L'heure prévue à l'article L. 1225-30 dont dispose la salariée pour allaiter son enfant est répartie en deux périodes de trente minutes, l'une pendant le travail du matin, l'autre pendant l'après-midi. La période où le travail est arrêté pour l'allaitement est déterminée par accord entre la salariée et l'employeur. A défaut d'accord, cette période est placée au milieu de chaque demi-journée de travail »
      • Article L1225-31 : « La salariée peut allaiter son enfant dans l'établissement »
      • Article L1225-32 : « Tout employeur employant plus de cent salariées peut être mis en demeure d'installer dans son établissement ou à proximité des locaux dédiés à l'allaitement »
      • Article R4152-13 : Le local dédié à l'allaitement prévu à l'article L. 1225-32 est : séparé de tout local de travail, aéré et muni de fenêtres ou autres ouvrants à châssis mobiles donnant directement sur l'extérieur, pourvu d'un mode de renouvellement d'air continu, convenablement éclairé, pourvu d'eau en quantité suffisante ou à proximité d'un lavabo, pourvu de sièges convenables pour l'allaitement, tenu en état constant de propreté. Le nettoyage est quotidien et réalisé hors de la présence des enfants et maintenu à une température convenable dans les conditions hygiéniques
      • Article L1225-33 : « Un décret en Conseil d'Etat détermine, suivant l'importance et la nature des établissements, les conditions d'application de la présente sous-section ». La salariée peut donc allaiter son enfant sur son lieu de travail si le mode de garde permet que son enfant soit amené. Sinon, ça peut être maman, qui se rend à l’endroit où est gardé bébé. Dans ces cas-là, les distances ne doivent pas trop grandes
      Livret Travail et Allaitement

      Même si ce n’est pas explicitement formulé dans la loi, par extension, ce temps peut être utilisé pour tirer son lait.

      Pour tirer son lait au travail, il faut avoir un tire-lait, disposer d’un réfrigérateur pour stocker le lait et un bon équipement pour le transport à bonne température du lait.

      Anticiper la reprise en faisant quelques réserves de lait qui sera congelé avant de reprendre le travail est très pratique. Cela permet à maman d’être plus sereine, de se familiariser avec le tire-lait et de créer une sorte de « surproduction » qui pourra palier à une petite baisse de production due à ce changement d’organisation. Chaque situation est différente, accordez-vous le temps de trouver la stratégie qui vous convient.

      Vous vous posez encore des questions pour concilier allaitement et vie professionnelle ? Nous avons conçu un livret « Travail et Allaitement » pour répondre aux questions les plus fréquences à ce sujet.
    • Maman s'absente

    • En cas d’absence de plusieurs jours, pour entretenir la lactation maman doit exprimer son lait avec un tire-lait durant les jours de séparation.

      En fonction des possibilités de conservation, le lait peut être gardé et utilisé par la suite. Si les règles de conservation ne peuvent pas être respectées, le lait devra être jeté. Si l’absence est planifiée, maman pourra anticiper et préparer des réserves afin que bébé continue de bénéficier du lait maternel pendant la séparation.

      Le lait pourra être donné de préférence (liste non exhaustive) à la tasse (tasse 360° qui permet de boire de tous les côtés, tasse à bec dur), à la seringue (sans aiguille), à la pipette, au biberon cuillère ou encore au gobelet plutôt qu’au biberon. En effet, au biberon, bébé ne tète pas de la même façon qu’au sein ce qui peut entraîner une confusion et des difficultés. Cela étant plus facile au biberon, bébé peut ensuite refuser de prendre le sein. On parle alors de confusion sein-tétine.

    • Arrêt / Reprise de l'allaitement

    • L’arrêt de l’allaitement se fait de manière progressive pendant une période appelée le sevrage.

      L’arrêt peut être total ou partiel.

      • Avant les 6 mois de bébé, l’arrêt total ou partiel de l’allaitement va être compensé par des préparations infantiles adaptées à l’âge de bébé
      • Quand bébé a plus de 6 mois, l’arrêt de l’allaitement peut être compensé par des préparations infantiles adaptées à l’âge de bébé mais aussi par l’introduction de nouveaux aliments

      Le sevrage se fait quand maman le décide en fonction de son ressenti, de ses besoins et de ceux de bébé. Cela peut prendre plus ou moins de temps. Pour que cela se passe en douceur, il est généralement conseillé de supprimer une tétée tous les 3 jours jusqu’à supprimer l’ensemble des tétées ou jusqu’à conserver uniquement la tétée du matin et celle du soir. Si possible, il est préférable d’éviter de supprimer 2 tétées consécutives, afin de réduire le risque d’engorgement.

      Concernant la prise du biberon, certains bébés l’accepteront de suite et d’autres prendront un peu plus leur temps. Si bébé ne veut pas prendre le biberon ou qu’il a des difficultés, sachez qu’il existe d’autres récipients pour faire boire du lait à bébé comme la tasse (tasse 360° qui permet de boire de tous les côtés, tasse à bec dur), la seringue (sans aiguille), la pipette, le biberon cuillère ou encore le gobelet. N’hésitez pas à en essayer plusieurs et à demander des conseils sur leur utilisation.

      Reprendre l’allaitement :

      Si le sevrage a été involontaire, s’il est regretté ou si finalement il y a une volonté d’allaiter, il est possible de reprendre l’allaitement, en remettant souvent bébé au sein, ou de lancer la lactation. On parle alors de relactation ou de lactation induite.

      La reprise dépendra notamment du temps d’arrêt, de l’âge de bébé, de sa volonté à téter, de l’intervalle sans téter, du mode d’alimentation pendant cet intervalle et du soutien de l’entourage. C’est pourquoi il est préférable de faire appel à un professionnel de santé qui pourra donner les bons conseils adaptés à chaque situation.

    • Comment avoir une utilisation optimale de son tire lait ?

    • L’utilisation d’un tire lait demande du temps et de la patience. C’est une aide précieuse pour les mamans qui allaitent naturellement mais aussi pour celles qui n’ont pas fait ce choix et qui souhaite malgré tout faire bénéficier des bienfaits de leur lait maternel à leur bébé. Alors pour vous aider dans cette démarche et profiter au maximum de ce dispositif, voici quelques conseils à appliquer.

      • La stérilisation : La stérilisation des accessoires en contact avec le lait est recommandée avant la première utilisation puis régulièrement si nécessaire. Placer les accessoires dans l’eau en ébullition (10 minutes minimum) au lave-vaisselle ou dans un stérilisateur à micro-onde. Laisser sécher à l’air libre sur un papier absorbant.
      • Listing d'installation : Organisez-vous de manière à être sereine pour débuter cette séance. Ayez tout autour de vous pour éviter d’interrompre ce moment. Penser à prendre vos écouteurs, votre téléphone, une boisson, un encas, la télécommande, un linge en cas d’écoulement. Ces 10 à 20 minutes doivent être agréables et non une contrainte.
      • Pensez à vous : Plus vous serez détendue plus vous libérerez de l’ocytocine, hormone qui stimule votre réflexe d'éjection du lait. Alors abordez ce moment comme un temps pour vous qui profitera ensuite à votre bébé. Ecouter de la musique, un podcast, faites une séance de méditation, regarder votre série préférée, … Installez-vous confortablement, veillez à être dans un endroit au calme et d’être accompagnée de votre bébé, d’une photo ou d’une vidéo de lui, d’un doudou ou d’un vêtement avec son odeur pour faciliter le réflexe d’éjection du lait.
      • Importance d'une bonne hygiène : Nettoyer la surface sur laquelle vous allez poser votre tire-lait. Lavez-vous les mains avant et après une séance et vérifier la propreté des accessoires avant leur utilisation. Une fois la séance terminée, rincer ou faire tremper immédiatement dans de l’eau froide les accessoires en contact avec le lait puis nettoyer à l’eau chaude et liquide vaisselle ou lave-vaisselle. Les rincer, les égoutter et les laisser sécher à l’air libre sur un essuie-tout avant de les remettre dans leur contenant.
      • Pour une meilleure expression : Avant de commencer une séance veillez à bien choisir votre taille de téterelle à l’aide de notre réglette Kitett kolor disponible ici, chez votre professionnel de santé* ou notre application KolorYou® en téléchargement libre sur les plateformes Google Play et App Store. Dans l’idéal la mesure doit se faire après une tétée ou après avoir tiré votre lait, si vous mesurez le mamelon au repos, comptez 2mm en plus. Le mamelon ne doit pas être trop serré ni trop libre, il doit y avoir un espace tout autour pour lui permettre de bouger aisément dans le canal intérieur de la téterelle lors de l’aspiration.
        Pour faciliter l’écoulement du lait et son volume pendant l’expression, il est conseillé de masser ses seins et de les réchauffer à l’aide d’un linge chaud.

        *travaillant avec la marque Kitett®
      • Une phase de stimulation puis d'expression... : Pour commencer, maintenez votre sein avec votre pouce et votre index et placer la téterelle en centrant le mamelon. Posez-la délicatement sans appuyer, elle risquerait de comprimer le tissu mammaire et de bloquer l'écoulement de lait.
        Vous allez débuter par une phase de stimulation qui durera 2 minutes environ. Elle stimulera l’arrivée du lait et provoquera le réflexe d’éjection. Des petites succions vont libérer les premières gouttes, vous allez ensuite pouvoir passer à la phase d’expression. Cette phase est différente de la première, la cadence est de plus en plus lente et la puissance d’aspiration de plus en plus forte. A l’arrivée du lait et pour un recueil optimal, ajustez la position à votre convenance en fonction du confort ressenti. Ce moment ne doit en aucun être douloureux pour la maman. En fin d’expression, désactivez le tire-lait en appuyant sur le bouton marche/arrêt.
      • Pour aller plus loin : Une fois que vous serez à l’aise avec l’utilisation de votre tire-lait et que ce fonctionnement vous convient vous aurez tout intérêt à utiliser un double pompage afin d’optimiser vos séances. Vous gagnerez du temps et de la quantité en lait.
        Si vous rencontrez des difficultés dans l’utilisation de votre tire lait, n’hésitez pas à contacter votre pharmacien à qui vous avez loué votre appareil.
        Si vous rencontrez des difficultés dans l’utilisation de votre tire-lait, n’hésitez pas à contacter votre pharmacien à qui vous avez loué votre appareil.
        Il est important de savoir que vous ne devez pas avoir mal lorsque vous tirez votre lait. En cas de douleur, vérifier que le mamelon est bien centré, réduire la force de succion, vérifier la taille de la téterelle, et n’hésitez pas à la changer, elle peut varier dans le temps.

        Pour voir l’ensemble de nos tire-laits et accessoires cliquez ici.
        Nos vidéos peuvent également vous aider à utiliser votre tire-lait : https://www.youtube.com/channel/UCEBNDlqC5xcv-wqmqKPJPHw
        Suivez notre actualité sur notre page Facebook :
        Kitett | Facebook
    • Douleurs lors de la tétée : que faire et prévention

    • Au cours de l’allaitement maternel, certaines douleurs peuvent survenir. Elles sont majoritairement dues à une conduite inadaptée de l’allaitement comme par exemple pour les crevasses une mauvaise position pour la mise au sein. Voici quelques explications et conseils face aux douleurs les plus fréquentes.

      La mastite : c’est une inflammation du sein qui peut évoluer vers un abcès. Le sein est généralement rouge, douloureux et chaud. Cela peut être accompagné de fièvre et de courbatures (ressemblance avec les symptômes grippaux). Pour les cas les plus importants, la peau peut prendre un aspect de cellulite et peau d’orange. Même si cela peut paraître difficile, la poursuite de l’allaitement va permettre de soulager la mastite en favorisant si possible le sein atteint. Si la tétée est trop douloureuse, du lait peut-être exprimé manuellement ou avec un tire-lait. Le repos est également une part importante de la guérison d’une mastite. Si maman le peut, rester allongée pendant quelques jours limitera aussi le risque de récidives.

      Douleurs lors de la tétée

      Les crevasses : elles correspondent à une irritation des mamelons qui entraîne des gerçures ou des petites coupures. Les crevasses sont généralement causées par une mauvaise position de bébé au sein mais peuvent provenir aussi d’un problème de succion de bébé. C’est avant tout cela qu’il faudra vérifier et corriger (voir l’article conseil sur les positions). Le frein de langue de bébé doit aussi idéalement être vérifié en début d’allaitement. Pour protéger ses mamelons et ses aréoles, maman peut en appliquer un peu de lait en fin de tété. L’application de crème à base de lanoline pure soulage et favorise aussi la cicatrisation. Cette crème peut être utilisée en prévention pour hydrater la peau.

      En cas de doute ou de persistance des douleurs, consultez un professionnel de santé.

      Un engorgement : cela correspond à une quantité trop importante de lait dans les seins. Les seins sont douloureux, gonflés, tendus avec rougeurs. Une légère fièvre peut aussi se manifester. L’engorgement est principalement dû au fait que bébé ne tète pas assez de lait soit parce que ses tétées ne sont pas efficaces soit car le nombre de tétées est insuffisant (voir l’article conseil sur le déroulement des premières tétées). Pour traiter l’engorgement, il faut permettre l’écoulement du lait. Cela peut être fait par une expression manuelle ou à l’aide d’un tire-lait si bébé ne tète pas de manière efficace. L’expression de lait doit être suivie d’une tétée par bébé quand cela est possible.

      L’application de froid entre les tétées (compresse ou coussin thermiques) permettra de soulager la douleur. Evitez également de compresser la poitrine (vêtements ou soutien-gorge trop serré, porte bébé…).

      La candidose mammaire (mycose du sein) : provient d’un champignon naturellement présent dans nos muqueuses mais qui prolifère de manière anormale. Cela entraîne des douleurs semblables à des brûlures. La douleur est présente tout au long de la tétée et perdure entre les tétées. Le mamelon et l’aréole peuvent aussi être irrités et sources de démangeaisons. Certains facteurs (liste non exhaustive) comme, l’existence d’une autre zone touchées par la candidose (souvent vaginale), la création d’espaces de macérations (espaces chauds et humides parfois créés par le port de coussinets d’allaitement), la prise d’antibiotiques, la surinfection d’une crevasse, la baisse des défenses immunitaires (fatigue, stress…), le diabète, un excès ou manque d’hygiène favorisent la candidose. Pour la traiter, un traitement local (application d’une crème) ou général (prise de cachets) sera prescrit. Dans la plus part des cas, le traitement concernera à la fois maman et bébé afin d’éviter toute retransmission de l’un à l’autre.

      Vasospasme : c’est une contraction des vaisseaux sanguins au niveau du mamelon. Généralement, le mamelon devient d’abord blanc ou parfois violacé avant de devenir rouge ce qui est synonyme du retour de la bonne circulation du sang. Ces changements de couleurs sont accompagnés de picotements, d’engourdissement ou de brûlures. Cela s’apparente aux symptômes de la maladie de Raynaud qui touche généralement les pieds et les mains. Cela est déclenché par le froid qu’il faudra essayer de ne pas trop exposer les mamelons. Garder l’ensemble du corps chaud réduit le risque d’apparition de vasospasme. L’application de chaud peut soulager. Si un soulagement plus profond est un nécessaire pour la bonne poursuite de l’allaitement un traitement médicamenteux peut-être prescrit.

      A noter qu’il ne faut pas confondre avec une mauvaise position de bébé au sein qui comprime trop le mamelon et empêche donc la bonne circulation du sang.

  • Les allaitements particuliers

    • Prématurité & Allaitement

    • Votre bébé est arrivé un peu plus tôt que prévu, bouleversant ainsi tous vos projets autour de la maternité et de l’allaitement ? A travers cet article, nous vous donnons quelques informations et conseils pour vous accompagner dans cette épreuve délicate.

      • La prématurité, qu’est-ce que c’est ? : On parle de prématurité quand une naissance survient avant le terme normal, et plus précisément avant 37 semaines d’aménorrhée (SA), soit 8 mois de grossesse. En France, c’est environ 60 000 bébés concernés chaque année (près de 8% des naissances).
      • Une expérience difficile… : La prématurité est une crainte pour de nombreuses femmes enceintes, et une épreuve qui peut être difficile à vivre. Par la maman tout d’abord, car après avoir porté bébé de longues semaines, il est soudainement « arraché ». Mais également par les jeunes parents, car l’enfant est souvent placé en couveuse ne laissant que peu de place au contact.
      • …mais des aides existent pour vous accompagner et vous soutenir ! :

        Le personnel soignant en premier lieu (ex : néonatologues, médecins, infirmiers, auxiliaires puéricultrices …). Ils s’occuperont de votre bébé de manière individualisée et continue, et ils seront à vos côtés tout au long de son hospitalisation pour vous informer et vous apprendre les bons gestes pour prendre soin de votre bébé.

        Les associations également (ex : associations d’aide aux familles, clowns, musiciens…). Renseignez-vous auprès de votre établissement, il existe plusieurs bénévoles assurant des visites hebdomadaires pour vous écouter, pour vous soutenir, et également pour vous offrir quelques parenthèses de réconfort et/ou ludiques.

      • L’allaitement, des bienfaits pour votre bébé et pour vous :

        On ne le dira jamais assez, les bienfaits de l’allaitement maternel sont nombreux et variés. Dans le cas particulier de la prématurité, allaiter votre bébé peut s’avérer encore plus bénéfique.

        Un bébé né prématurément est plus fragile qu’un bébé né à terme, il a ainsi besoin d’un aliment complet et adapté. Le lait maternel répond en tout point à ce besoin, raison pour laquelle certains le qualifient de « médicament » pour les prématurés ! Ce lait maternel permettra entre autres : de soutenir le développement du tube digestif souvent immature, de défendre l’organisme contre les infections, et de prévenir certaines complications spécifiques liées à la prématurité (ex : entérocolite ulcéro-nécrosante, rétinopathie). Vous l’aurez compris, allaiter c’est donner à son bébé le meilleur aliment qui existe, et c’est aussi un moyen de vous sentir valorisée et puissante dans cette situation subie. Un excellent remède pour vous remettre du traumatisme vécu suite à la fin abrupte de votre grossesse et pour soulager la culpabilité liée à la prématurité.

      • L’allaitement, comment procéder ? :

        L’arrivée très précoce de votre bébé a sans doute fait volé en éclats votre projet d’allaitement (ex : manque d’information / de préparation, bébé qui ne sait pas téter, bébé qui est en couveuse…) ! Allaiter un bébé prématuré peut vite s’avérer être un gros défi ! Nous vous livrons 3 conseils pour la mise en place de cet allaitement si particulier, et n’hésitez pas à solliciter un expert en allaitement pour vous accompagner et vous soutenir dans cette étape.

        - Dès la salle de naissance, vous pouvez exprimer et recueillir un peu de colostrum de vos seins pour qu’il soit donné à votre bébé. Des études ont en effet montré que cette action permettait par la suite de produire plus de lait.

        - Aussi souvent et autant que possible, vous pouvez faire du peau à peau avec bébé. Des études montrent un effet positif sur les compétences du bébé à téter au sein.

        - Pensez à suivre votre production de lait. En cas de baisse de production, nous vous conseillons de faire appel à un professionnel de l’allaitement afin qu’ils vous aident à relancer votre production.

      • Et si je n’y arrive pas ? :

        Relativisez, et surtout ne culpabilisez pas ! L’allaitement maternel a certes des bienfaits, mais votre bébé a besoin d’une maman en forme et épanouie !

        Sachez qu’en France, tous les enfants prématurés nés avant 32 semaines, reçoivent jusqu’à 32 semaines du lait humain. Celui-ci peut provenir de vous, ou d’autres femmes qui donnent leur lait pour en faire bénéficier à des bébés fragiles, c’est ce qu’on appelle le « don de lait ». Si vous souhaitez plus d’informations sur le sujet, retrouvez notre article dans la partie « Les belles initiatives en faveur de l'allaitement maternel ».

  • Etre soutenue tout au long de l'allaitement

    • Se faire aider par des pros

    • En plus de nos articles / conseils, les professionnels de santé et associations pourront répondre à vos questions spécifiques ou vous accompagner dans votre allaitement en adaptant la stratégie qui vous convient. Vous pouvez vous adresser à une sage-femme, à un(e) consultant(e) en lactation, à un médecin formé à l’allaitement, à un service de protection maternelle et infantile (PMI) ou à une association.

      Voici quelques liens utiles :

      • Trouver une sage-femme : www.ordre-sages-femmes.fr > rubrique annuaire,
      • Trouver un(e) consultant(e) en lactation : www.consultants-lactation.org > rubrique annuaire des IBCLC (= International Board Certified Lactation Consultant = Consultant en Lactation Certifié par le Conseil International)
      • Trouver un centre de PMI : www.allopmi.fr
      • Association Coordination Française pour l’Allaitement Maternel (CoFAM) : www.coordination-allaitement.org
      • Association La Leache League : www.lllfrance.org
      • Association Solidarilait : www.solidarilait.org
      • Association Informations pour l’Allaitement (IPA) : www.info-allaitement.org
      • Trouvez près de chez vous des professionnels, des associations, des lieux "Allaitement bienvenu" ou encore d'autres mamans allaitantes sur le site et l’application mobile VanillaMilk : www.vanillamilk.fr
      • Votre bébé est arrivé en avance et/ou a été hospitalisé à la naissance ? SOS Préma vous accompagne par téléphone au 0800 96 60 60 ou sur www.sosprema.com

      Se faire aider par des pros

  • Trucs et astuces

    • Les différentes positions pour allaiter

    • Afin d’appréhender au mieux ce moment qu’est l’allaitement, il est important de connaître les différentes positions qui s’offrent à vous. Testez-les et adoptez celles qui vous conviennent le mieux ! Connaître l’ensemble de ces positions peut vous permettre de vous adapter aux différentes situations dans lesquelles vous allez allaiter ainsi qu’à la taille de votre enfant. Avant de vous les décrire une par une, voici quelques informations et conseils pour que votre pause allaitement se passe dans des conditions optimales

      • La bonne position de bébé : Pour une bonne prise au sein, la bouche de votre bébé doit être grande ouverte, sa langue en forme de gouttière, légèrement sortie. Votre bébé doit être en contact complet avec vous, bien soutenu. Son oreille ne touche pas l’épaule et sa tête est légèrement inclinée en arrière pour lui permettre de bien avaler.
      • La bonne position de maman : Soyez détendue, ce moment en tête à tête avec votre enfant doit être vécu sereinement. Installez-vous confortablement avec des coussins, un plaid pour maintenir votre dos et soutenir vos bras.Organisez-vous de manière à avoir l’essentiel autour de vous : boissons, téléphone, livres, magazines, nourriture, télécommande.
        Sachez que l’allaitement ne doit pas être un moment douloureux mais cela peut arriver. Le plus souvent cette douleur est liée à une mauvaise position qui fait que le bébé ne prend pas bien le sein. Il faut donc bien veiller aux positionnements de la maman et du bébé.

        1/La position demi-assise : En position demi-assise également appelée Biological Nuturing, vous êtes légèrement penchée vers l’arrière afin de stabiliser votre bébé. Il est allongé sur vous à la longitudinale, ventre contre ventre. Votre enfant va alors chercher à atteindre votre sein pour téter. Cette position est particulièrement recommandée en cas de césarienne.
        2/La position dite du ballon de rugby : Pour cette position, vous êtes assise et votre bébé est allongé sur le côté en position dite du ballon de rugby, perpendiculaire à vous. Vous pouvez vous aider d’un coussin d’allaitement pour le soutenir, cela vous soulagera pendant la tétée. Cette position est particulièrement recommandée pour allaiter des jumeaux : un bébé de chaque côté, à chaque sein. Cela vous permettra également de gagner du temps.
        3/La position de la madone ou berceau : Cette position est la plus utilisée et la plus classique. Votre bébé est allongé, perpendiculaire à vous comme si vous le berciez. Votre bras entoure sa tête et votre main maintient son dos. N’hésitez pas à utiliser un coussin d’allaitement pour soulager le bras qui soutient votre bébé
        4/ La position de la madone inversée ou berceuse modifiée : Cette position vous permet d’aider votre bébé à téter s’il a des difficultés à prendre votre sein. La tête de votre bébé est calée à l’intérieur de votre coude, votre main maintient son dos et de votre main libre, vous pouvez approcher votre téton vers sa bouche.
        5/La position allongée sur le côté : Cette position est idéale pour les mamans qui ont eu une césarienne et elle est très pratique au moment de la sieste et pendant la nuit. Mettez-vous sur le côté, placez votre bébé ventre contre ventre, allongé contre vous ou sur le dos la tête tournée vers votre sein. Cette position ne demande pas beaucoup d’effort et vous permet d’allaiter tout en vous reposant.
        6/La position Koala : Avec cette position vous êtes assise et vous installez votre bébé à califourchon sur l’une de vos jambes. Le buste droit, sa tête que vous maintenez face à votre sein, il pourra ainsi téter. Si votre bébé souffre de RGO (Reflux Gastro Œsophagien) cette position est vivement préconisée. Cette position demande à l’enfant un bon maintien de sa tête, elle est donc à privilégier lorsqu’il se tient assis.
        7/La position de la Louve : Cette position peu courante est utilisée notamment en cas de mastite ou de canaux obstrués. Le principe est de placer votre bébé sur le dos et de vous mettre à quatre pattes au-dessus de lui, votre mamelon dans sa bouche. Cette position n’est pas forcément agréable si elle dure trop longtemps mais elle permet de drainer vos seins différemment des autres.
    • Petits accessoires d'aide à l'allaitement

    • Il existe aujourd’hui un grand choix d’accessoires pour accompagner et faciliter votre allaitement au quotidien, difficile ainsi de savoir ce dont vous avez réellement besoin ! Afin de vous guider au mieux, nous avons listé dans cet article les accessoires les plus couramment utilisés et également les plus appréciés par les mamans.

        • Les vêtements d’allaitement : soutiens-gorges et hauts d’allaitement sont des incontournables ! Ils vous aideront à allaiter bébé plus simplement et discrètement, en permettant un accès direct au sein. Vous utilisez un tire-lait ? Il existe des bustiers permettant de maintenir le tire-lait en place et ainsi de vous libérer les mains. On vous partage une astuce souvent transmise entre mamans utilisatrices de tire-lait : convertir un collant ou un soutien-gorge en bandeau de maintien tire-lait, ajouter 2 trous et le tour est joué !
        • Les équipements pour s’installer confortablement : vous allez allaiter votre bébé plus de 8 fois par jour les premières semaines, ce qui représente un temps conséquent consacré à l’allaitement. Il est ainsi indispensable d’avoir tout le nécessaire pour vous installer confortablement lors des tétées : votre fauteuil avec quelques coussins pour maintenir votre bras et soulager votre dos, un coussin d’allaitement pour bien positionner bébé lors des tétées, une lampe d’ambiance pour les tétées de nuit… Les possibilités sont nombreuses, à vous de trouver votre solution « confort ».
        • Les accessoires anti-fuites : les coussinets, qu’ils soient jetables ou lavables, se glissent dans le soutien-gorge et permettent d’absorber les pertes de lait et d’assurer un confort optimal. Savez-vous que pendant la tétée ou l’usage d’un tire-lait, il est fréquent de voir un écoulement de lait sur le sein libre ? Le lait maternel étant si précieux, pensez à utiliser un recueil lait qui vous permettra de collecter ce surplus.
        • Les soins pour mamelons : plus de 8 tétées par jour, c’est beaucoup de sollicitations pour vos mamelons, pouvant être source d’irritations ou de douleurs ! Pensez à bien hydrater vos mamelons avec des crèmes grasses de type lanoline ou en appliquant une goutte de lait maternel après chaque tétée, le lait maternel contient en effet un hydratant naturel. Vous constatez des crevasses ? N’hésitez pas à consulter un spécialiste de l’allaitement, il pourra vous conseiller sur les soins adaptés.
        • La conservation de lait : différentes solutions existent pour conserver le lait maternel : les récipients de collecte, les sachets de conservation ou les bacs à glaçons. A vous de choisir la solution qui vous convient le mieux. Pour faciliter la décongélation et éviter le gaspillage, pensez à conserver votre lait en petites quantités, des portions de 60 ml semblent idéales.

      Des accessoires incontournables à l’allaitement sont absents de cette liste ? Ecrivez-nous, nous serons ravis d’ajouter vos produits coup de cœur dans cet article.

    • De bonnes conditions pour allaiter

    • Vous avez fait le choix d’allaiter et nous ne pouvons que vous encourager dans cette voie. Alors voici quelques tips pour mettre toutes les chances de votre côté afin de mener à bien ce projet et profiter de chaque instant.

        • 1. Bien préparer son allaitement : vous avez la volonté d’allaiter et c’est bien là le plus important pour commencer. Si chez certaines mamans, ce geste est facile, pour d’autres cela peut être plus fastidieux. Dans ces cas-là, armez-vous de patience et n’hésitez pas à poser vos questions aux professionnels tels que sages-femmes, doulas, spécialistes de l’allaitement, associations… Vous pouvez également vous appuyer sur les livres spécialisés en allaitement, il existe de nombreux ouvrages à ce sujet.
        • 2. Avoir confiance en soi et en son bébé : les jours qui suivent l’accouchement ne seront pas simples, la fatigue et ce nouveau statut de maman vont être des étapes à appréhender. Gardez en tête que ce projet est bénéfique pour vous et votre bébé d’un point de vue santé et relation/attachement avec ce nouvel être. Persévérez, croyez en vous et en votre binôme. Vous et votre bébé formez une équipe !
        • 3. L'importance du sommeil : on le sait, les premiers jours/semaines/mois seront très fatigants. Profitez de chaque créneau disponible pour vous reposer. Il est primordial de prendre des forces pour vous, votre bébé, votre moral et votre motivation. (lire l’article « Un retour optimal à la maison »).
        • 4. S'hydrater : au quotidien, pensez à vous hydrater. Votre lait contient beaucoup d’eau, il est donc normal d’avoir soif. Une maman allaitante boit en moyenne 2 à 3L d’eau par jour. Pour varier les plaisirs, pensez aux tisanes, certaines favorisent la lactation.
        • 5. Une bonne alimentation : assurez-vous d’avoir une alimentation quotidienne variée et équilibrée. N’hésitez pas là aussi à vous faire conseiller par votre sage-femme, votre médecin ou une nutritionniste.
        • 6. Etre détenue : essayez d’être la plus détendue possible pour allaiter. Créez-vous votre cocon, installez-vous confortablement, ayez à portée de main une bouteille d’eau, un encas, de la musique, votre téléphone, la télécommande selon votre humeur. Plus vous aborderez ce moment avec zénitude, plus il sera agréable et bénéfique.
        • 7. Etre soutenue dans son projet : vous avez pris la décision d’allaiter alors faites en part d’abord à votre conjoint(e) le plus tôt possible afin de l’impliquer dans ce projet. Dans les moments difficiles vous pourrez compter sur lui (elle) pour vous soutenir et persévérer dans cette voie. Partagez aussi cette envie autour de vous (famille, amis, professionnels). Plus vous aurez d’appuis, plus cela vous donnera confiance dans votre choix.
    • Retour à la maison après l’accouchement : on se prépare pour pouvoir profiter de bébé et prendre soin de soi !

    • Vous êtes enceinte, et loin d’imaginer encore votre retour à la maison avec votre bébé dans les bras. Pourtant, cela présente bien des avantages d’anticiper ce moment : plus de sérénité, plus de temps à consacrer à son bébé, plus de temps pour prendre soin de soi... Nous vous livrons dans cet article quelques petites astuces faciles à mettre en place.

        • On prend le temps de se reposer : la grossesse, l’accouchement, les premiers jours à la maternité avec bébé… De beaux moments, mais aussi sources de fatigue. Alors de retour à la maison, on s’aménage des pauses pour souffler, on fait de petites siestes quand bébé dort par exemple, et on n’hésite pas à repousser certaines visites si on en ressent le besoin. Famille et amis comprendront et attendront encore quelques jours pour découvrir votre petit bout d’chou !
        • On pense à manger : cela peut sembler évident, mais plusieurs mamans nous ont avoué avoir « oublié » de prendre leur repas à midi faute de temps et d’énergie. Alors on anticipe : des petits menus préparés à l’avance et congelés, des conserves, le contact d’un traiteur ou restaurant pouvant livrer à domicile… Les possibilités ne manquent pas.

       

      Se faire aider par des pros

        • On s'organise avec les autres, et pas seule ! : vous aviez l’habitude de gérer beaucoup de choses à la maison avant l’arrivée de bébé ? Courses alimentaires, repas, ménage, lessive… Bébé va désormais vous prendre beaucoup de temps, alors n’hésitez pas à demander de l’aide à votre conjoint, vos enfants, vos familles et amis pour s’occuper de certaines tâches ménagères. Ils seront sans doute également ravis de vous relayer sur certains instants avec bébé : changement de couche, toilette, biberon…
        • On s'entoure d'ondes positives : l’arrivée d’un bébé est un grand bouleversement, et peut ainsi susciter doutes et inquiétudes. Il est très important de ne pas rester seule face à ces questions, et de s’entourer de personnes proches ou professionnelles pour vous rassurer, vous soutenir et répondre à vos questions.
    • La conservation du lait maternel

    • Après le recueil du lait, s’il est destiné à être conservé, il faut veiller à ce que le biberon soit bien fermé et de manière étanche. Si le volume de lait est recueilli en plusieurs étapes, il ne faut pas verser le lait tiré qui sera tiède directement avec le lait réfrigéré. Il faut d’abord laisser refroidir le lait fraîchement exprimé avant de mélanger les laits recueillis.

      Lorsque vous avez du stock de lait, il est essentiel de toujours utiliser le lait le plus anciennement tiré en premier. Pour vous y retrouver, pensez à noter la date et l’heure auxquelles le lait a été tiré. S’il y a eu mélange, c’est la date du premier lait tiré qui doit être prise en compte.

      Au réfrigérateur, la température doit être comprise en 0°C et +4°C maximum. Il ne faut pas stocker le lait dans la porte car la température est généralement moins basse. Il ne faut pas non plus stocker le lait dans le freezer ou le compartiment à glaçons. Vérifiez que votre congélateur soit bien à -18°C. Pour congeler du lait, pensez à remplir le biberon qu’aux ¾ car le volume va augmenter en congelant.

      Recommandations du ministère de la santé : Données sur la conservation du lait maternel pour un enfant en bonne santé issues de l’association américaine des banques de lait (www.hmbana.org) qui sont aussi utilisées par l’association internationale de consultants en lactation.

      Kitett - Conservation du lait

      En situation de transport : Mettez le lait au frais dès que possible. Conservez 4 h max dans un sac isotherme (15°C).

    • Transporter le lait maternel

    • Lors du transport du lait maternel, il faut éviter toute rupture de la chaîne de froid.

      Pour cela, il est nécessaire de transporter le lait maternel dans une glacière ou un sac isotherme avec des packs réfrigérants pour une durée maximale de 4h à 15°C.

      Dès l’arrivée, le lait doit être replacé au réfrigérateur.

    • Décongeler et réchauffer le lait

    • Bébé peut boire le lait froid, à température ambiante ou chauffé. Toutefois si bébé accepte bien de boire le lait non chauffé, c’est pratique et évite des manipulations.

      Le lait congelé peut être mis à décongeler au réfrigérateur pendant la nuit précédant son utilisation. Il peut être aussi réchauffé progressivement sous le robinet d’eau chaude, dans un récipient d’eau chaude ou au bain marie. Il est important de veiller à ce que l’eau utilisée pour réchauffer le lait congelé ne touche pas le haut du récipient contenant le lait maternel.

      Pour réchauffer le lait, il ne faut pas utiliser de four à micro-ondes ou de plaque à induction car ces modes de chauffage peuvent induire des brûlures et détruisent les anticorps.

    • Odeur et aspect du lait

    • L’odeur et l’aspect du lait changent en fonction de l’alimentation de maman mais aussi en fonction d’autres facteurs tels que le moment de la journée, de la tétée, de l’âge de bébé ou encore la conservation.

      Les aliments consommés par maman peuvent contenir des colorants qui peuvent faire changer la couleur du lait. De plus, des aliments à l’odeur forte comme l’ail par exemple peuvent parfumer le lait. Pas besoin de s’en priver, généralement les bébés apprécient. Il n’y a qu’en cas d’intolérance définie de bébé que maman devra éviter certains aliments.

      La composition du lait maternel évolue dans le temps en fonction de l’âge de bébé pour s’adapter à ses besoins. Son aspect pourra alors aussi changer.

      Après conservation au frais ou congélation, le lait peut se séparer. La crème flotte sur le dessus et le reste du lait ressemble à de l’eau. Il suffit de mélanger doucement, sans remuer, le lait, avant de le donner à bébé.

      Parfois le lait peut avoir une odeur et un goût savonneux. Ce lait est sans danger pour bébé. Cela est dû au changement dans la structure des lipides (graisses). Cependant, bébé peut refuser ce lait. En essayant plusieurs fois de lui proposer, sur différents jours, il peut tout de même s’y habituer. Toutefois, avant de congeler de grandes quantités de lait, il est quand même préférable de tester avec quelques biberons. Si le refus perdure, il est possible de chauffer à 60°C le lait fraîchement exprimé, de le laisser refroidir puis de le congeler.

      Si vous respectez bien les délais et températures de stockage, le lait pour bébé sera bon. Cependant, en cas de doutes, n’hésitez pas à demander l’avis d’un professionnel de santé.

  • Les belles initiatives en faveur de l'allaitement maternel

    • Le don de lait

    • Vous avez beaucoup de lait ? Vous pouvez le donner car le lait maternel est précieux.En effet, le lait maternel est l’alimentation idéale pour un nouveau-né car il répond parfaitement à ses besoins et est source de protection.

      Pour les bébés nés prématurément le lait maternel est encore plus un allié de taille car il soutient le développement du tube digestif et la défense de l’organisme contre les infections. Le don de lait maternel peut donc sauver ces petits bébés fragiles. Le don de lait est anonyme et bénévole. Pour tout renseignement, vous pouvez consulter la liste des lactariums et contacter le plus proche de chez vous.

  • Covid-19

  • Recommandations Kitett® pour les futures et jeunes mamans allaitantes dans le contexte du Covid-19

    Dans ce contexte de crise sanitaire liée au coronavirus (Covid-19), de nombreuses femmes enceintes ou mamans allaitantes ont des doutes, des préoccupations bien légitimes. De plus, pour toutes les futures mamans qui accouchent dans cette période, l’accouchement et le projet d’allaitement sont souvent, de fait, accompagnés d’anxiété et de peurs. C’est pour cette raison que l’ensemble de l’équipe Kitett® s’est mobilisé pour apporter ci-après les dernières informations concernant l’allaitement maternel et le covid-19. Soyez d’ores et déjà rassurée, sachez que le virus n’est pas détecté dans le lait maternel et que l’allaitement maternel est une valeur sûre en matière de croissance et d’immunité pour nos bébés.

    La fabrication de votre tire-lait Kitett® et de ses accessoires

    Depuis 1951, la marque Kitett® a fait le choix de proposer des produits avec une conception et une fabrication française. Outre ce postulat, par des motivations éthiques et environnementales, l’ensemble des composants constituant nos produits sont de provenance française avec pour plus de la moitié un approvisionnement local (région Rhône-Alpes Auvergne).

    L’ensemble des composants nous permettant de produire nos tire-laits et accessoires (téterelles KOLOR®) sont en stocks chez nous depuis plusieurs semaines, écartant de ce fait tout risque de contamination externe. Toujours soucieux de l’hygiène, l’ensemble de nos équipes de production et logistique travaille avec des masques et nettoie/ désinfecte les tire-laits avant l’ultime étape de l’emballage.

    Dans ce contexte de crise sanitaire, les règles et process d’hygiène quotidiens ont bien entendu été renforcés, avec en autre la mise en place au sein de l’entreprise des gestes barrières, d’une désinfection totale de l’ensemble de l’entreprise en amont du confinement et la mise à disposition de gels hydroalcooliques pour l’ensemble des collaborateurs.

    Ce que l’on sait sur la propagation du covid-19

    Les autorités sanitaires dont l’OMS et l’UNICEF expliquent que la propagation de ce virus se fait de personne à personne, principalement par la transmission de "gouttelettes respiratoires" produites lorsqu'une personne infectée tousse ou éternue, au même titre que d’autres virus saisonniers ou d'autres pathologies respiratoires. Ces "gouttelettes respiratoires" peuvent également contaminer n’importe quel objet qui devient alors vecteur du Covid-19. L'usage de désinfectants sur les objets et/ou la peau potentiellement contaminés permet de tuer le virus.

    Comment protéger son bébé

    Le lait maternel est une valeur sûre en matière de croissance et d’immunité pour nos bébés. Dans le contexte actuel, si vous attendez un heureux événement ou si vous allaitez, nous vous recommandons de suivre une hygiène encore plus stricte qu’habituellement et d'appliquer rigoureusement les gestes barrières et les règles communiquées par le autorités scientifiques et sanitaires. De plus, il est à souligner le concept des produits Kitett® qui permet à la maman de ne pas entrer directement en contact avec le lait maternel et donc, de ne pas potentiellement le contaminer, que ce soit grâce à la téterelle monobloc, au concept Clean Valve® ou encore au flux unique des tire-laits Fisio®. Le lait maternel est ainsi préservé avec toutes ses qualités originelles.

    Nos conseils :

    • Éviter les personnes malades
    • Accroître ses habitudes en matière d’hygiène domestique
    • Nettoyer et désinfecter très régulièrement (même plusieurs fois par jour) les surfaces fréquentées dans les espaces communs (chaises, tables, poignées, interrupteurs, télécommandes, toilettes, éviers,)
    • Se laver les mains régulièrement en privilégiant du savon et de l'eau ou lorsque cela n’est pas possible via un gel hydroalcoolique avec un degré d’alcool > 70°
    • Nettoyer/ désinfecter l’ensemble des objets en contact avec votre bébé, y compris ses doudous, jouets, articles de puéricultures conformément aux instructions de nettoyage des fabricants.

    L’allaitement maternel protège votre bébé

    Le lait maternel humain est antimicrobien et antiviral. Il renforce l’immunité du bébé, diminue leur vulnérabilité aux infections et leur nombre d’hospitalisations. L’effet protecteur est d’autant plus important les premiers jours grâce au colostrum, par la présence accrue des anticorps IgA et des millions de globules blancs fabriqués luttant contre les infections. Selon l’OMS, l’allaitement est recommandé de manière exclusive jusqu’à 6 mois et de manière partielle jusqu’à au moins les deux ans de Bébé. A noter qu’un allaitement mixte (allaitement au sein et au biberon avec des préparations pour nourrisson) apportera un degré de protection supérieur à un non allaitement maternel.

    Nos recommandations selon votre situation face au covid-19

    a) Je suis enceinte ou je suis maman allaitante en bonne santé

    • Il n'existe pas de recommandations spécifiques pour les femmes enceintes
    • Si vous allaitez, continuez le plus longtemps possible pour renforcer les défenses immunitaires de bébé
    • Respectez les règles du confinement
    • Lavez-vous les mains rigoureusement et régulièrement
    • Suivez les recommandations émises par les autorités scientifiques et sanitaires et nos conseils ci-dessus pour protéger votre bébé

    b) Vous allaitez et vous avez des symptômes ou vous êtes positive au Covid-19

    Selon les études réalisées sur les femmes qui allaitent avec le covid-19, le virus n’a pas été détecté dans le lait maternel. Selon l’Unicef, l’OMS et la Leche League, les avantages de l'allaitement maternel et le rôle limité du lait maternel dans la transmission d'autres virus respiratoires, permettent de continuer à allaiter, tout en appliquant toutes les précautions nécessaires.

    Actuellement, la principale préoccupation est de ne pas transmettre le virus par des "gouttelettes respiratoires" pendant une tétée.

    Voici dans ce cas, nos recommandations pour éviter de propager le virus à votre nourrisson :

    • Lavez-vous les mains systématiquement avant et après avoir été en contact avec votre bébé
    • Portez un masque chirurgical lorsque votre bébé est au sein ou dans vos bras
    • Si vous utilisez un tire-lait pour exprimer votre lait maternel, suivez les recommandations pour un bon nettoyage du tire-lait après chaque utilisation
    • Nettoyer/ désinfecter l’ensemble des objets en contact avec votre bébé, y compris ses doudous, jouets, articles de puéricultures conformément aux instructions de nettoyage des fabricants
    • Respectez les règles du confinement
    • Suivez les recommandations émises par les autorités scientifiques et sanitaires
    • Limitez le risque d’exposition du nourrisson aux secrétions respiratoire d’autrui
    • Ne laissez pas le bébé dans les bras des personnes étrangères à votre foyer

    Continuons d’être solidaire grâce au don de lait

    En lien étroit avec notre partenaire SOS PREMA, la pénurie de lait maternel est un risque pour les nouveau-nés prématurés. Il s’agit pour eux d’une chance supplémentaire de bénéficier d’une alimentation au plus près de leurs besoins et de leur apporter les anticorps nécessaires pour lutter contre les bactéries et les virus.

    Les recommandations sont identiques, trois critères ont été ajoutés au questionnaire de santé habituellement adressé aux donneuses :

    • Symptômes évocateurs du COVID-19 (fièvre, toux…) ?
    • Un contact avec un porteur atteint ?
    • Un séjour récent dans les régions touchées.

    Renseignez-vous auprès des lactariums de votre région pour faire un don : http://association-des-lactariums-de-france.fr.

    Pour aller plus loin

    Si nous n’avons pas répondu à l’ensemble de vos questions, vous pouvez nous contacter directement via notre formulaire de contact ou sur nos réseaux sociaux.

    Voici un ensemble de liens qui peuvent vous être utiles :

    https://www.unicef.org/coronavirus/covid-19 https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/330672/9789240000865-fre.pdf

    https://www.lllfrance.org/vous-informer/actualites/2106-allaitement-et-coronavirus

    https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/coronavirus-wuhan#prcautions--prvention

    https://www.sosprema.com/page/924655-infos-coronavirus

    https://vanillamilk.fr/

    http://association-des-lactariums-de-france.fr

Livraison rapide
de 48H à 72H

Retour gratuit
sous 30 jours

Besoin d'aide ?
04 77 74 51 11